Tag Archives: beirut art center

Karim Chaya-Beirut Rock Center

On December 1st , the Beirut Art Center was bustling with energy. Upstairs, or in the Lebanese designers space, took place an exhibition of rocking chairs. Among the crowd, a man in a white-shirt invited people to sit on the chairs to discover them. The man was Karim Chaya, whose creations filled the space, inside and outside! The day was the opening of his exhibition, “Beirut Rock Center.” .

Karim Chaaya grew up in Beirut and studied Industrial Design at Rhode Island School of Design in the United States.

Growing up, he remembers watching his father “always working with his hands… He did things and made us do things and fix things and change things…” Yet, his father also “taught [him] to use [his] eyes before using [his] hands”, a philosophy he applies to design to this day.

His university training imparted him a very hands-on approach to design, reminiscent of Bauhaus methods, where, “before you learn how to design a chair or table you have to know how to make it. You have to know materials, methods, machines, and techniques.” His final graduation project is his beloved metal chair. Continue reading

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تجربة» قصيرة جداً

Article published in Al Akhbar newspaper  on Thursday 24th of November 2011 

Written by Sarah Chaoul


«تجربة» قصيرة جداً

سألت الصغيرة أمّها عن معنى كلمة «خبرة»، فابتسمت الأم وقالت: «عندما تكبرين ستفهمين». تذكّرت ذلك السؤال البعيد في الطريق إلى «مركز بيروت للفنّ» لحضور معرض جماعي انتهى قبل أيّام بعنوان BEIRUT EXPERIENCE، ضم أعمال تسعة فنانين غير لبنانيين، إضافة إلى طوني شكر («الأخبار»، ٢٥/ ١٠/ ٢٠١١). إمعاناً في الحيطة، قلّبت صاحبتنا صفحات «المنجد» قبل الخروج. وجدت أن الخبرة مصطلح عام يختزل مفهوم المعرفة، أو المهارة، أو قدرة الملاحظة. يكتسب الإنسان الخبرة من خلال المشاركة في عمل معيّن، أو حدث معيّن، ويؤدّي تكرار العمل إلى تعميق هذه الخبرة.

هذا التحديد سيختصر علاقتها الصداميّة بالحدث الذي يتمثل بالتجربة، التي هي الطريق إلى الخبرة. والمعرض يوحي لزائره أنّه سيكون شاهداً على تجربة عاشها آخرون في بيروت، ولا بدّ من أن تتقاطع مع تجربته هو في المدينة. بنى الفنانون أعمالهم حول «تجربة» عاشوها في لبنان، لكن هل يستطيع إنسان أن يكوّن خبرة كافية في خمسة أيام، من خلال زيارة بعض الأماكن المعروفة؟ أليست كلمة «خبرة» كبيرة على هذا المعرض (الصورة ــ من فيديو لمارك لويس)، الذي لم يرِنا شيئاً جديداً… ولم يعكس الواقع المحلّي، الحقيقي، بل بقي أسير نظرة خارجيّة لا تذهب أبعد من صخرة الروشة؟
هل الخبرة البيروتية تقتصر على وضع مقاعد قديمة مبعثرة في حيّز سينوغرافي محدّد؟ هل الخبرة البيروتية هي استعمال بوسطة تذكّرنا بـ «بوسطة عين الرمّانة»، لكنّها بعيدة عن ذلك؟ هل الخبرة البيروتية تتوقف عند عملين فيديوغرافيين عن أماكن لا تمثّل بيروت؟ لم تجد صديقتنا مدينتها وحياتها في مرآة الفنانين الضيوف. عمل واحد للفنّانة لارا المرسغي، يستحق الوقوف أمامه، لاغترابه الاختياري عن الواقع. يتألّف العمل من ثلاث صور فوتوغرافية، لم تؤخذ في لبنان، بل في شوارع تشبه بيروت. ربّما كان هذا العمل يدفعنا إلى المقارنة، ومحاولة التعرّف إلى الأماكن في الصور. الخبرة هنا معكوسة، مشرّعة على الأفق الخارجي. كان يستحسن تسمية هذا المعرض «تجربة قصيرة (جدّاً) في بيروت

Sarah Chaoul


Tamara Al Samerraei ou l’invitation au voyage…

Tamara Al Samerraei, Fleeting Fences

22 septembre – 15 octobre, Galerie Agial

Dès notre entrée dans l’espace de l’exposition, nous sommes happées loin de l’enfer des embouteillages de Hamra par le monde de Tamara Al Samerraei, enlevés par l’oiseau tout comme cette petite fille en culotte rouge dans la vitrine, emmenés on ne sait trop où, immergés dans une ambiance  enigmatique. 

Des surfaces blanches qui s’emboîtent : des toiles coupées, décollées, puis fixées sur d’autres, tirées sur châssis, enfin accrochées sur des murs blancs.

Il est difficile de ne pas ressentir l’omniprésence de “SomethingWhite” (2008) dans “Fleeting Fences”. Ce sont les mêmes blancs qui nous invitent à nous plonger dans l’univers ambigu de l’artiste pour achever l’œuvre. Des monstres, des chiens, des avions, des pistes d’atterrissage, des aplats de couleur noire, reviennent de manière récurrente. Sont-ce les angoisses de Samerrai ou les nôtres ? Ses rêves ou ses cauchemars ? Des résurgences de son enfance, ou de toute enfance telle qu’elle la conçoit ?

La petite fille devient, tour à tour, femme téméraire, guerrière, séductrice voire perverse. Elle est retournée vers son enfance cette fois-ci confinée à des souvenirs lointains et incertains, à un paysage sensible et cérébral à la fois. Dans ce paysage d’avant et d’ailleurs s’immiscent les traces de la réalité sous la forme de photos de famille imprimées, réimprimées, collées, décollées déchirées ou complétées…. Une incursion qui devient invasion, s’acharne sur la petite fille – annihilée, elle devient de plus en plus petite, volatile, presque transparente, tout juste une trace, un signe d’invitation à l’introsprection.

Ranine Homsy et Maya Hage.


Chris Marker au Beirut Art Center- analyse de la mise en exposition

Le Beirut Art Center ou BAC est le premier espace au Liban dédié à l’art contemporain. C’est une association à but non lucratif. Il est géré par Lamia Joreige et Sandra Dagher avec leur assistant Stefan Tarnowski.

Une exposition au BAC est dédiée à l’artiste et réalisateur français Chris Marker depuis le 25 novembre 2010 et qui finira le 29 janvier 2011. On peut trouver, « Une exposition monographique de Chris Marker » comme sous titre de cette exposition dans les brochures. Le but de cette exposition est de présenter cet artiste au public libanais. L’exposition dans ce sens peut être vue comme ayant un but pédagogique. On peut diviser l’exposition en quatre parties : les quatre oeuvres présentées. On trouve exposé « Staring Back » (2007), « Owls at noon: Prelude: The Hollow Men » (2005), « Immemory » (1997) et une partie « Beast Of…» (Date variable par oeuvre). On a aussi à l’occasion de cette exposition une présentation du collectif d’artistes basés à Londres « The Olioth Group » et qui présente « Inner Time of Television » (2007) qui était fait en collaboration avec Chris Marker.

L’exposition au BAC à été accompagnée par une projection de films de Chris Marker au cinéma Métropolis (Sofil) et dans l’auditorium du BAC. Cet évènement à touché une majorité d’intéressés outre les brochures dans le cinéma ou le BAC par un évènement sur facebook. Les moyens de communication technologiques permettent de toucher … Continue reading


Beirut Art Center B.A.C.

Chèrs lecteurs,

Je vais vous parler aujourd’hui du premier centre d’art contemporain au Liban. Je vais parler du Beirut Art Center, communément appelé BAC !

Le BAC a ouvert ses portes en Janvier 2008 avec sa première exposition « Closer » qui mettait l’artiste libanais contemporain au centre de son œuvre. Ce thème été astucieusement choisi : les visiteurs  étaient dans l’intimité des artistes présentés. Ceci a permis d’une part de présenter ces artistes au public et en même temps de présenter leur travail puisque leur oeuvre parlait d’eux directement. Je n’ai malheureusement pas assisté à cette exposition qui présentait Mona Hatoum dans son oeuvre de 1983 « So much I want to say » et mon professeur d’histoire de l’architecture de l’époque Tony Chakar avec « 4 Cotton Underwear for Tony» réalisé en 2000-2001 avec Ashkal Alwan entre-autres.

Comment j’ai entendu parler du BAC ?

C’était grâce à Facebook !eh oui !Avant même son inauguration sa promotion était faite auprès, des jeunes surtout, à travers facebook. Comme je ne suis pas fan de magazines, ni de lecture en général –je préfère plutôt ce qui est de l’ordre du  visuel- c’était le seul moyen pour moi étudiante en ce temps là à l’Académie Libanaise des Beaux Arts dite ALBA, de me rendre compte de l’existence d’un tel projet qui sera très vite, l’unique endroit où les choses allaient être différentes, où les choses allaient bouger… J’étais très enthousiaste à l’idée d’avoir finalement un  centre, ne serait-ce qu’un seul, où l’on réunirait tous les artistes libanais-au moins les contemporains- et où l’on pourrait voir leurs oeuvres dans un lieu très agréable et ouvert à l’accueil des étudiants. Car il nous ont promis un lieu à but non lucratif, à la portée de tout le monde, un lieu de rencontres, de débats, de culture et d’activités artistiques ! c’était le lieu qui manquait !

Mais ce lieu manque aussi d’espace !… Continue reading