Author Archives: Sarah Chaoul

تجربة» قصيرة جداً

Article published in Al Akhbar newspaper  on Thursday 24th of November 2011 

Written by Sarah Chaoul


«تجربة» قصيرة جداً

سألت الصغيرة أمّها عن معنى كلمة «خبرة»، فابتسمت الأم وقالت: «عندما تكبرين ستفهمين». تذكّرت ذلك السؤال البعيد في الطريق إلى «مركز بيروت للفنّ» لحضور معرض جماعي انتهى قبل أيّام بعنوان BEIRUT EXPERIENCE، ضم أعمال تسعة فنانين غير لبنانيين، إضافة إلى طوني شكر («الأخبار»، ٢٥/ ١٠/ ٢٠١١). إمعاناً في الحيطة، قلّبت صاحبتنا صفحات «المنجد» قبل الخروج. وجدت أن الخبرة مصطلح عام يختزل مفهوم المعرفة، أو المهارة، أو قدرة الملاحظة. يكتسب الإنسان الخبرة من خلال المشاركة في عمل معيّن، أو حدث معيّن، ويؤدّي تكرار العمل إلى تعميق هذه الخبرة.

هذا التحديد سيختصر علاقتها الصداميّة بالحدث الذي يتمثل بالتجربة، التي هي الطريق إلى الخبرة. والمعرض يوحي لزائره أنّه سيكون شاهداً على تجربة عاشها آخرون في بيروت، ولا بدّ من أن تتقاطع مع تجربته هو في المدينة. بنى الفنانون أعمالهم حول «تجربة» عاشوها في لبنان، لكن هل يستطيع إنسان أن يكوّن خبرة كافية في خمسة أيام، من خلال زيارة بعض الأماكن المعروفة؟ أليست كلمة «خبرة» كبيرة على هذا المعرض (الصورة ــ من فيديو لمارك لويس)، الذي لم يرِنا شيئاً جديداً… ولم يعكس الواقع المحلّي، الحقيقي، بل بقي أسير نظرة خارجيّة لا تذهب أبعد من صخرة الروشة؟
هل الخبرة البيروتية تقتصر على وضع مقاعد قديمة مبعثرة في حيّز سينوغرافي محدّد؟ هل الخبرة البيروتية هي استعمال بوسطة تذكّرنا بـ «بوسطة عين الرمّانة»، لكنّها بعيدة عن ذلك؟ هل الخبرة البيروتية تتوقف عند عملين فيديوغرافيين عن أماكن لا تمثّل بيروت؟ لم تجد صديقتنا مدينتها وحياتها في مرآة الفنانين الضيوف. عمل واحد للفنّانة لارا المرسغي، يستحق الوقوف أمامه، لاغترابه الاختياري عن الواقع. يتألّف العمل من ثلاث صور فوتوغرافية، لم تؤخذ في لبنان، بل في شوارع تشبه بيروت. ربّما كان هذا العمل يدفعنا إلى المقارنة، ومحاولة التعرّف إلى الأماكن في الصور. الخبرة هنا معكوسة، مشرّعة على الأفق الخارجي. كان يستحسن تسمية هذا المعرض «تجربة قصيرة (جدّاً) في بيروت

Sarah Chaoul


Collection Automne / Hiver 2011- 2012 : Tendance Zèbre

Je suis tombée un soir, en zappant devant ma télé, sur une vidéo de la chanteuse R&B Rihana – Rude Boy. Voici quelques images de la vidéo :



Etant donné que notre cerveau humain est doté d’une capacité de stockage de souvenirs et d’images très avancée, ce clip de Rihana m’a rappelé ce que j’avais vu il y a une dizaine de jours à peine lors du vernissage de l’exposition de Shereen Audi, à la galerie Pièce Unique – intitulée Unbound (en effet, le titre n’a rien à voir.)
Comme le nom de la galerie l’indique, j’ai eu droit à une exposition de « pièces uniques » et d’une artiste « unique » en son genre
Pour vous expliquer plus en détail :

Shereen Audi

Exhibition Unbound

SHereen Audi

Photos prises lors du soir d’ouverture.

L’artiste est jordanienne et n’a peut-être pas de PR libanais, mais que fait celui de Solidere ?
Une dizaine de personnes déambulaient dans la salle, photographe, cameramen, serveurs et artiste inclus.
Une petite quinzaine de toiles blanches presque identiques étaient accrochées de part et d’autre les murs, tel un accrochage/happening « improvisé »…
Les toiles blanches représentaient des dessins de corps féminins nus aux couleurs excentriques (fuchsia, mauve, jaune fluo..), avec des rayures de zèbres sur le corps.
Unbound : freed from bonds and restraints?… oui mais… où est le rapport ? J’ai l’impression qu’en Jordanie, on appelle encore malheureusement « artiste » toute femme voulant dénoncer les tabous sexuels par de simples traces de pinceaux… Des toiles qui ne disent rien, qui ne montrent rien, et en plus de tout ca, une technicité médiocre. C’est là que je décide de donner une deuxième chance à l’artiste, d’aller lui poser quelques questions pour mieux comprendre l’exposition.
Ah oui… la voila… heureusement… pas habillé en tenue zébrée.

Sarah: Hi my name is Sarah, I am an art critic, can I know more about your work and about the curator of this exhibition?
Shereen Audi: Curator? What does curator mean, I didn’t understand?
Sarah: Organizer
Shereen Audi: If you want to do an exhibition you have to talk to Solidere.

Bref… en fait j’avais eu des réponses à toutes mes questions, mais j’ai décidé quand même de donner une troisième chance au show ( jamais deux sans trois ) et d’aller parler à une personne que tout le monde prenait en photo, croyant que c’est la “curator” de l’exposition.

Sarah: Hi. Are you the curator of this exhibition?
Woman: curator? What does it mean?
Sarah: (essoufflée): ORGANIZER
Woman: We are Solidere, the artist comes to us and we plan an exhibition for his work. Who are you? Are you from a magazine?
Sarah: No… And who decided how the paintings will be put on the wall?
Woman: Me, the artist, some people working in Solidere… We help each other you know…

J’ai préféré laisser tomber ce dialogue stichomytique qui ne servait a rien… J’ai bu un verre de vin qu’un serveur m’a tendu … ce qu’il me fallait pour digérer tout ça.
Vous voulez connaitre les prix de ces ho…toiles? C’est celui de la prétention.
J’ai préféré retourner à ma télé et l’appréciation du high art de Rihanna.

Sarah


EXPOS ! Elie Kanaan – A la villa Audi

tempete d'elie kanaan

Paru dans l’orient le jour du Mardi 24 mai:

Exposition

La Fondation Audi rend hommage à Élie Kanaan, l’un des plus grands peintres modernes du Liban, en présentant, avec la collaboration de la famille de l’artiste disparu et celle d’Amal Traboulsi, une belle rétrospective de ses œuvres à la villa Audi.

«Élie Kanaan a beaucoup de sensibilité, le sens de la poésie et c’est heureux pour lui, car ce sont là des choses impossibles à acquérir pour qui ne les a pas reçues comme dons du ciel», écrivait en 1950, dans la Revue du Liban, le grand peintre français Georges Cyr à l’occasion de la toute première exposition de ce talentueux artiste qui deviendra, quelques années plus tard, l’un des chefs de file de la peinture abstraite libanaise. Georges Cyr y relevait également «le sens instinctif de la couleur» chez Kanaan. Cette maestria innée des chromatismes purs et des contrastes, cette habile et preste juxtaposition de tons chauds et froids fera en quelque sorte sa marque de facture et sera unanimement saluée par la critique tout au long de sa carrière de peintre bénézité.
Soixante (moins un) ans plus tard, Élie Kanaan posait définitivement ses pinceaux après avoir mis la touche finale à sa dernière peinture prémonitoirement intitulée Le Paradis. Continue reading