Author Archives: Maya Hage

Tamara Al Samerraei ou l’invitation au voyage…

Tamara Al Samerraei, Fleeting Fences

22 septembre – 15 octobre, Galerie Agial

Dès notre entrée dans l’espace de l’exposition, nous sommes happées loin de l’enfer des embouteillages de Hamra par le monde de Tamara Al Samerraei, enlevés par l’oiseau tout comme cette petite fille en culotte rouge dans la vitrine, emmenés on ne sait trop où, immergés dans une ambiance  enigmatique. 

Des surfaces blanches qui s’emboîtent : des toiles coupées, décollées, puis fixées sur d’autres, tirées sur châssis, enfin accrochées sur des murs blancs.

Il est difficile de ne pas ressentir l’omniprésence de “SomethingWhite” (2008) dans “Fleeting Fences”. Ce sont les mêmes blancs qui nous invitent à nous plonger dans l’univers ambigu de l’artiste pour achever l’œuvre. Des monstres, des chiens, des avions, des pistes d’atterrissage, des aplats de couleur noire, reviennent de manière récurrente. Sont-ce les angoisses de Samerrai ou les nôtres ? Ses rêves ou ses cauchemars ? Des résurgences de son enfance, ou de toute enfance telle qu’elle la conçoit ?

La petite fille devient, tour à tour, femme téméraire, guerrière, séductrice voire perverse. Elle est retournée vers son enfance cette fois-ci confinée à des souvenirs lointains et incertains, à un paysage sensible et cérébral à la fois. Dans ce paysage d’avant et d’ailleurs s’immiscent les traces de la réalité sous la forme de photos de famille imprimées, réimprimées, collées, décollées déchirées ou complétées…. Une incursion qui devient invasion, s’acharne sur la petite fille – annihilée, elle devient de plus en plus petite, volatile, presque transparente, tout juste une trace, un signe d’invitation à l’introsprection.

Ranine Homsy et Maya Hage.


“Coup d’oeil”, du 8 septembre au 21 octobre 2011Galerie Janine Rubeiz

Ceux qui auraient raté Art Dubaï (en mars dernier), Rebirth (juin-juillet) et la Menasart (juillet), peuvent aujourd’hui se rattraper en jetant un coup d’œil à l’accrochage de la galerie Janine Rubeiz qui propose au public de redécouvrir, à quelque exceptions près, des œuvres d’artistes déjà présentés aux foires et expositions mentionnées plus haut.

A noter : une partie des artistes annoncés sur l’invitation sont exposés dans la galerie proprement dite (les plus jeunes qui bénéficient d’être mis en avant) ; par contre, les artistes plus établis, dont Yvette Achkar, Laure ghorayeb, François Sargologo, Huguette Caland, Bassam Geitani, Edgard Mazigi, Hanibal Srouji, Joseph Chahfé, Khosrow Hassanzadeh ou Samir Khaddaje, sont accrochés à l’étage, et demeurent le privilège de ceux qui désirent mais surtout qui demandent à les voir.

En attendant avec impatience une exposition plus rafraîchissante à la galerie Janine Rubeiz, dont le nom à lui seul suffit à évoquer un des piliers de l’avant-garde culturelle libanaise des années 70, nous mériterions tous de méditer sur l’une des œuvres de Mansour El Habre exposées à Coup d’œil. Elle s’intitule L’Art est en Danger.


Ayyam Gallery

Ayyam Gallery

Since its founding in 2006, Ayyam Gallery has become one of the Middle East’s leading art spaces. With a selection of cutting-edge painting, sculpture and photography by some of the Arab world’s most exciting talent, the gallery has sought to promote the region’s dynamic cultural scene both at home and abroad. Its continued commitment to the expansion and progression of local art has led to a number of landmark initiatives including blockbuster exhibitions, original publications, regional auctions and special events.

Ayyam Gallery’s founding location in Damascus has revitalized contemporary Syrian art by providing artists and collectors with a blue-chip art space that is thoroughly involved with national developments while remaining abreast of international trends. Through its worldwide efforts, the gallery has single-handedly raised awareness of Syrian art, establishing a significant presence in the global art market while garnering outstanding recognition for its artists. The 5,000 square foot Damascus space has also functioned as a sort of regional art meeting place, as it has brought a number of artists from outside Syria to engage with Damascene viewers. Continue reading


Akram Zaatari: clin d’oeil.

 Je vous propose un clin d’œil sur l’œuvre de l’artiste vidéaste libanais Akram Zaatari à travers quelques œuvres telles que « lumière », « le trou » et « le projet Madani »pour tenter de comprendre les axes autour desquels s’articule son approche artistique : la production d’images en temps de guerre et d’après guerre et son rapport à la mémoire et à l’histoire.

"Saida,le 6 juin 1982",installation,image composite,1982-2006

"Saida,le 6 juin 1982",installation,image composite,1982-2006

Je crois qu’on oublie les moments qui passent si on ne les note pas à travers l’écrit ou l’image .D’une certaine manière je garde une trace de moi-même, de mes idées et impressions.

 Il ne saurait, certes, y avoir d’art qui ignore le réel ; l’œuvre d’Akram Zaatari  loin d’échapper à la règle est étroitement lié à sa vie,  son histoire à l’Histoire. Continue reading


Galerie AGIAL

 
la galerie lance de jeunes artistes, expose des artistes confirmés et travaille à faire connaitre des  artistes modernes, d’où le non AGIAL ou générations.
Sa mission a évolué pour accompagner l’évolution du marché ; elle commence par se spécialiser dans l’art de la région moyen-orientale, puis l’intérêt grandissant pour l’art arabe contemporain ayant provoqué l’implantation d’un grand nombre de galeries spécialisées  dans ce créneau et saturé le marché, la galerie se spécialise  dans l’art moderne libanais, ainsi que le lancement et l’accompagnement de peintres libanais (quasi-exclusivement).A la création de MAQAM, galerie jumelle spécialisée dans l’art moderne libanais,  AGIAL continue a exposer les artistes contemporains(artistes débutants et confirmés). MAQAM, quand à elle, organise des expositions didactiques consacrées aux artistes libanais modernes.

Il est rare de trouver au Moyen-Orient un concept similaire à celui d’AGIAL : une approche académique, historique, critique et bien plus proche du mécénat que du commerce. Cibler les musées et organiser des expositions-rétrospectives dans ce cadre là est l’un des principaux objectifs de Mr Barakat.

Rythme des expositions : six expositions par ans sont programmées sur une durée de cinq semaines, sauf cas de force majeure (situation politique).

 Exposition en cours : (du 5 au 21 mai) « Rituals of isolation » d’Oussama BAALBAKI.

courriel:Agial@cyberia.net.lb