Beirut Art Center B.A.C.

Chèrs lecteurs,

Je vais vous parler aujourd’hui du premier centre d’art contemporain au Liban. Je vais parler du Beirut Art Center, communément appelé BAC !

Le BAC a ouvert ses portes en Janvier 2008 avec sa première exposition « Closer » qui mettait l’artiste libanais contemporain au centre de son œuvre. Ce thème été astucieusement choisi : les visiteurs  étaient dans l’intimité des artistes présentés. Ceci a permis d’une part de présenter ces artistes au public et en même temps de présenter leur travail puisque leur oeuvre parlait d’eux directement. Je n’ai malheureusement pas assisté à cette exposition qui présentait Mona Hatoum dans son oeuvre de 1983 « So much I want to say » et mon professeur d’histoire de l’architecture de l’époque Tony Chakar avec « 4 Cotton Underwear for Tony» réalisé en 2000-2001 avec Ashkal Alwan entre-autres.

Comment j’ai entendu parler du BAC ?

C’était grâce à Facebook !eh oui !Avant même son inauguration sa promotion était faite auprès, des jeunes surtout, à travers facebook. Comme je ne suis pas fan de magazines, ni de lecture en général –je préfère plutôt ce qui est de l’ordre du  visuel- c’était le seul moyen pour moi étudiante en ce temps là à l’Académie Libanaise des Beaux Arts dite ALBA, de me rendre compte de l’existence d’un tel projet qui sera très vite, l’unique endroit où les choses allaient être différentes, où les choses allaient bouger… J’étais très enthousiaste à l’idée d’avoir finalement un  centre, ne serait-ce qu’un seul, où l’on réunirait tous les artistes libanais-au moins les contemporains- et où l’on pourrait voir leurs oeuvres dans un lieu très agréable et ouvert à l’accueil des étudiants. Car il nous ont promis un lieu à but non lucratif, à la portée de tout le monde, un lieu de rencontres, de débats, de culture et d’activités artistiques ! c’était le lieu qui manquait !

Mais ce lieu manque aussi d’espace !… Sandra Dagher et Lamia Joreige,qui ont initié ce projet n’avaient-elles pas prévu une grande affluence à leur auditorium ? la salle de conférence ne peut contenir que 75 personnes !il faut donc réserver sa place à l’avance par téléphone-ceci ne permet, dans la majorité des cas qu’un accès aux habitués, aux premiers avisés et les membres qui ont une priorité, ainsi qu’aux personnes qui ont un mode de vie organisé à l’avance, ce qui n’est pas le cas de la majeure partie des étudiants qui sont plus spontanés- Certes on a beaucoup de chance d’avoir 1500m2 entièrement réservé à l’art contemporain libanais mais ceci n’est pas à mon avis suffisant pour réunir tous les interessés ou les curieux de passage. Afin de permettre au centre d’atteindre son but qui est celui de former les gens et d’augmenter la visibilité des artistes contemporains libanais.

Je souhaite avoir peut-être accès payant aux différentes vidéos qui y sont projetées, aux conférences, ou au moins un visionnage sur place et,peut-être à un système de réservation par le biais de leur site web. Je voudrais signaler aussi un autre problème, celui du café dans leur étage supérieur qui donne sur une grande terasse. Ce lieu est beau, d’autant plus que toute la lumière y entre. Mais je pense que le café n’est pas bien géré. Et c’est bien dommage, ce dernier peut créer une vie au centre différente de celle, ponctuelle, créée par les inaugurations d’expositions ou les conférences ponctuelles. On pourrait avoir des discussions moins formelles qui peuvent avoir lieu dans le café, des lectures etc. Je juge aussi très petit, et pas du tout confortable, l’espace réservé à la bibliothèque ; surtout que les livres d’art contemporain, de photos en particulier, sont de plus en plus grands, lourds et épais.

Son emplacement est, certes, stratégique mais l’espace qui lui est réservé n’est pas à l’écart, ce que je juge nécessaire quand quelqu’un veut consulter un de ces livres, pour qu’il soit tranquille loin du brouhaha des visiteurs ou du va-et-vient à l’accueil. L’intérêt de l’emplacement du « Bookshop » c’est qu’il est la vitrine des nouvelles acquisitions, il est vite repéré par tous les visiteurs du B.A.C, il est tout près de l’accueil où se trouve la caisse, une seule personne peut donc gérer ces deux espaces.

Pour un espace pionnier qui doit être un exemple à suivre et développer,un espace-bibliothèque plus grand pour poser ses livres, s’assoir, prendre son temps, donnerait une meilleure idée de la mission du lieu qui est de promouvoir l’art contemporain, libanais en particulier.

En bref, l’espace du B.A.C. est certes grand mais pas suffisamment: quelques modifications lui seraient bénéfiques. J’aurais aussi aimé avoir un coin pour m’assoir dans l’espace de l’exposition, un ou deux fauteuils, un tabouret, une chaise…

Après « Closer », le B.A.C. a organisé bien d’autres expositions collectives ou individuelles d’artistes libanais mais aussi étrangers qui abordent une thématique qui intéresse l’art contemporains libanais ,comme l’explique Sandra Dagher dont celle de Chris Marker,”par quatres chemins” (du 25 novembre au 29 janvier 2010)

En conclusion, le B.A.C. a fait beaucoup, mais on espère toujours plus !

About Ranine El-Homsi

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One response to “Beirut Art Center B.A.C.

  • Maximilian

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